Je suis ici, sur ce lit, comme un fainéant ; non point qu’il me déplaise d’être un terrible paresseux ; mais je hais de rester longtemps
comme ça, quand notre époque est la plus favorable aux trafiquants et
aux filous ; moi, à qui il suffit d’un air de violon pour me donner la
rage de vivre ; moi qui pourrais me tuer de plaisir ; mourir d’amour
pour toutes les femmes ; qui pleure toutes les villes, je suis là, parce que la vie n’a pas de solution.
Arthur Cravan.
Que savons-nous ? Et sommes-nous même assurés d'exister ? Actuellement différents de ce que nous étions à la seconde précédente, et de ce que nous deviendrons dans un instant, nous assistons à l'évanouissement perpétuel des phénomènes du monde extérieur, aussi bien qu'à celui de nos états de conscience.
André Rolland de Renéville
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dimanche 22 avril 2012
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